Archives de la catégorie ‘Innovation’

20.12.07 / 16:32:55 / Innovation

L’innovation doit prendre en compte les besoins du marché

L’innovation est-elle le remède miracle pour les entreprises ? Est ce la garantie pour elle de la rentabilité et de la croissance ?
Certainement pas. Les cimetières sont plein d’innovations mortes !!!

Les grands groupes dépensent des centaines de millions d’euros, voire des milliards d’euros en R&D pour des innovations qui se font finalement assez rares. Il y a certainement du gaspillage qui pourraite en partie être évité.

Comment peut-on éviter de gaspiller ? D’abord il faut essayer de s’assurer que l’innovation croise un besoin non satisafait avec un produit ou un service nouveaux. Il faut donc analyser de manière très détaillée le marché afin de découvrir des besoins nons staisfaits. Tout doit ensuite être mis en oeuvre dans le développement du nouveau produit ou du nouveau service pour apporter un maximum de valeur au client. C’est le client qui doit en permanence être pris en compte ! Ne l’oublions pas …

Si on ne fait pas un travail sérieux en terme d’analyse du marché alors l’innovation est en quelque sorte le fruit du hasard et elle engendre systématiquement des gaspillages importants sur le plan financier. Aussi l’inovation rentable se construit-elle sur un marché.

Dernière chose : ne pensons surtout pas que l’innovation est forcément technologique.
Beaucoup d’innovations incrémentales consistent en l’amélioration d’un process ou d’un paramètre de l’offre.

Thomas Legrain, Président de TL Conseil

17.10.07 / 12:11:01 / Entrepreneuriat, Innovation

Procurez-vous la 2ème édition du guide de la Jeune Entreprise Innovante aux Editions Delmas

2ème édition du guide de la Jeune Entreprise Innovante aux Editions Delmas

Le statut fiscal de la Jeune Entreprise Innovante (JEI) et le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) soutiennent la recherche et l’innovation par le biais d’allègements de charges sociales et d’impôts. Mais ces deux mesures phares dont le contour ne cesse d’être modelé par les lois de finances successives, peuvent aussi être associées à d’autres dispositifs : aides et subventions des organismes spécialisés et de l’Europe, pôles de compétitivité et projets collaboratifs, recrutement de jeunes chercheurs, fidélisation de l’équipe et optimisation des coûts associés, avantages fiscaux destinés aux apporteurs en capital, recours au capital-risque… Autant de sujets que l’entrepreneur doit maîtriser pour assurer le développement de sa société.

Par son approche pragmatique et opérationnelle, ce guide répond aux questions que se posent quotidiennement les entrepreneurs, les investisseurs, les centres de recherche, les organismes publics ainsi que leurs conseillers ? avocats et experts-comptables.

Les conseils et recommandations de l’auteur, impliquée à la fois aux côtés des entrepreneurs et des chercheurs, en font un outil indispensable, recommandé par les principaux acteurs du monde de l’innovation et de la recherche.

Lison Chouraki est expert-comptable et commissaire aux comptes de plusieurs jeunes entreprises innovantes. Elle est également membre du Conseil d’administration de France Biotech et membre de la commission JEI/CIR du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables.

Lison Chouraki, expert-comptable et commissaire aux comptes

04.06.07 / 11:56:57 / Innovation

L’AII devrait aider les PME en forte croissance

Nombre de projets innovants portés par des PME en forte croissance ne rentrent pas dans le cadre des pôles de compétitivité.

Ce constat met en évidence le fait qu’il y a un trou dans la répartition des aides publiques conscrées aux entreprises innovantes.

L’Agence Nationale de la Recherche (ANR) finance des projets de recherche fondamentale.
Oseo-Anvar soutient de son côté les jeunes PME innovantes.
Enfin, l’Agence de l’Innovation Industrielle (AII) accompagne des gros projets qui nécessitent des investissement très importants.

Les PME à forte croissance qui développent des projets innovants ne peuvent bénéficier ni des aides de l’ANR, ni de celles d’Oseo-Anvar, ni de celles de l’AII.

Il faudrait sans doute revoir le mode de fonctionnement de l’AII afin qu’elle puisse financer les entreprises à forte croissance qui ont des projets nécessitant entre 10 et 30 millions d’euros. En effet, ces entreprises seront les futurs leaders de demain si elles sont accompagnées dans leur développement. Ce sont ces entreprises qui créeront le plus d’emplois. Elles méritent donc toute notre attention.

Aujourd’hui, l’AII dispose de fonds importants alors même qu’elle a programmé relativement peu d’investissement dans la mesure où ceux ci doivent obtenir un feu vert au niveau européen.

Pendant ce temps, nos PME les plus performante attendent de trouver des ressources financières pour pouvoir financer leurs projets …

Cette situation est quelque peu paradoxale et mérite qu’on regarde de prêt la manière de faire en sorte que l’AII soit la plus efficace et la plus utile possible pour le développement de projets innovants en France.

Thomas Legrain, Président de TL Conseil

04.04.07 / 15:05:26 / Innovation

Avez-vous le droit aux aides à l’innovation ?


Plus de 3000 aides en France, un véritable maquis et les pouvoirs publics qui entendent promouvoir l’innovation en France.

Savez-vous que l’Etat alloue plus de 3 milliards d’euros par an à la Recherche et à l’innovation ?

Et sur 3000 mesures incitatives, seulement 5 réellement efficaces !

Les lauréats sont :
1) Crédit Impôt Recherche (CIR),
2) statut Jeune Entreprise Innovante (JEI),
3) avance remboursable OSEO (ex ANVAR),
4) aide au recrutement OSEO,
5) Crédit Impôt Nouvelles Technologies.

Dans une logique de transparence, SUBVENTIUM, cabinet spécialisé dans la sécurisation des aides à l’innovation propose un guide pratique destiné aux entrepreneurs qui font de la Recherche Développement et de l’innovation : Avez-vous le droit aux aides à l’innovation ? Cliquez ici.

Laurent Scheinfeld, dirigeant de Subventium

19.01.07 / 12:21:33 / Innovation

Un côut des brevets européens démesuré

Le 29 juin 2001, la France a signé l’accord de Londres modifiant la convention sur la délivrance de brevets européens, signée à Munich en 1973. Il permettrait que les brevets déposés en français soient valables sans traduction. Les enjeux sont considérables, en matière de francophonie, de développement de la recherche, d’accroissement de la compétitivité. A condition que la France ratifie enfin cet accord.

Les politiques, les chercheurs et les entreprises veulent la ratification de cet accord qui réduirait le coût d’un brevet européen alors que certains voient en ce traité une menace pour la langue française, la réduction passant par une réforme des obligations de traductions.

Pour le monde des entrepreneurs, il y a en tout cas urgence à ratifier l’accord. De fait, pour huit brevets déposés par une grande entreprise chaque année, une PME n’en dépose qu’un seul. Motif invoqué : trop cher !
Les frais de traduction obligatoire dans les 27 langues de l’UE sont un frein pour 40% des PME. La ratification de ce traité permettrait de ne traduire les brevets que dans l’une des trois langues officielles de l’UE que sont l’allemand , l’anglais et…le français. Cette simplification permettrait de diviser le prix d’un brevet de moitié et de relancer la compétivité du dépôt de brevets européens.

Malgré un investissement dans la recherche comparable au Japon et aux Etats-Unis, l’Europe est nettement distancée sur le nombre de brevets déposés. Pour le domaine de la nanoélectronique par exemple, 51% des brevets ont été déposés par des firmes ou des organisations japonaises, 24% par des firmes ou des organisations américaines et seulement 8% par des firmes ou des organisations européennes.

La diminution du prix des dépôts de brevets européeens pourrait contribuer à rattraper ce retard !!

Jonathan Benhamou, étudiant à HEC-Entrepreneurs

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