
L’enquête annuelle de la Fédération des Centres de Gestion Agréés (FCGA), réalisée en partenariat avec le groupe Banque Populaire, passe en revue les performances économiques des petites entreprises en 2007. Secteur par secteur, profession par profession, coup de projecteur sur les « tops et les flops » des TPE de l’artisanat, du commerce et des services.
Globalement le chiffre d’affaires des petites entreprises, toutes activités confondues, enregistre une progression de 3% en 2007. Comparativement à l’année 2006, c’est pratiquement un point de mieux (+ 0,96%). Sur les 11 grands secteurs analysés, un seul est en repli (Culture et Loisirs : -1%).
Au total, ce sont 47 professions de l’artisanat, du commerce et des services qui sont passées au crible dans cette étude exclusive FCGA-Banque Populaire. D’où la grande disparité des performances constatées au sein d’un même secteur d’activité. Principaux enseignements de ce palmarès des TPE en 2007.
Podium
1. Les carreleurs : +15,3%
Les spécialistes des céramiques et faïences occupent la première marche du podium avec un taux d’accroissement de leur chiffre d’affaires trois fois supérieur à la moyenne du secteur (+4,9% dans le bâtiment) et quatre fois plus important qu’en 2006 (+3,5%).
2. Les taxis et ambulances : +8,7%
En deuxième position, les transporteurs de personnes gagnent pas loin d’un point de croissance par rapport à l’année 2006 (+7,8%). Un temps menacés par une proposition de la Commission Attali visant à déréglementer l’accès à la profession, les artisans taxis (80% des quelque 45 000 chauffeurs en activité en France) se sont fortement mobilisés pour que cette mesure ne soit pas reprise par le gouvernement.
3. Les couvreurs : + 8,6%
En troisième position, les entreprises de couverture affichent une belle progression d’activité. Largement supérieure à l’indice global (3%), cette performance témoigne de la vitalité d’un métier en plein essor. Et qui manque d’ailleurs de bras pour satisfaire une demande toujours soutenue.
4. Les électriciens : +8,5%
A la quatrième place, les électriciens font néanmoins jeu égal avec les couvreurs. Il aurait été injuste de pas les mettre en exergue, eux aussi, dans ce palmarès (même s’il n’y a que trois places sur le podium…). Portés par un marché en pleine expansion valorisé à 24 milliards d’euros, ils ont bénéficié d’une augmentation significative des chantiers publics et privés en 2007.
Révélations
1. Les commerces de vêtements pour enfants : +8,4%
Après une année 2006 décevante (-01%), les magasins de vêtements pour enfants retrouvent le chemin de la croissance en 2007. C’est la plus forte progression de chiffre d’affaires du secteur « Equipement de la personne » dont l’activité globale est nettement inférieure à la moyenne : +1,1% seulement.
2. Les agences immobilières : +3,7%
Elles avaient enregistré un recul historique en 2006 (-11,2%). L’année dernière, l’activité transac-tionnelle a plutôt bien redémarré. Mais avec un marché en net ralentissement, 2008 devrait être une nouvelle année difficile pour les agences immobilières.
Dans le rouge
1. Les entreprises de terrassement et travaux publics : -6,8%
Après une année 2006 exceptionnelle (+17%), l’activité s’effondre en 2007. Tous secteurs confondus, les terrassiers enregistrent la plus importante diminution de chiffre d’affaires de l’année. Touchés de plein fouet par l’augmentation du prix des matériaux et les difficultés d’accès à la commande publique, ils sont également souvent exposés aux aléas de la sous-traitance.
2. Les magasins d’articles de sport, pêche et chasse : -6,8%
En compétition sur un terrain hyper concurrentiel, les détaillants d’articles de sport, pêche et chasse s’essoufflent. Etranglés par les grandes enseignes spécialisées et l’offre de la grande distribution, les commerçants indépendants ont de plus en plus de mal à préserver leurs parts de marché des assauts de leurs rivaux.
3. Les commerces de vaisselle-verrerie-faïence : -6,3%
Même s’ils réduisent légèrement leurs pertes par rapport à l’année 2006 (-7,9%), ces points de vente restent dans le rouge. Sévèrement concurrencés par des enseignes spécialisées dans les arts de la table, ils ne parviennent visiblement pas à valoriser leurs avantages spécifiques.
4. Les magasins de meubles : -5,6%
Le recul s’accentue cette année chez les professionnels de l’ameublement. Notamment sur le marché de l’entretien-restauration, généralement plus fragile que celui de la vente de meubles. Même si certains articles se vendent plutôt mieux (literie, cuisines, meubles de salles de bain…), l’ensemble du secteur est confronté à une diminution préoccupante de la clientèle.
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